Dans une société où l'on compartimente tout jusqu'aux êtres humains, où l'on prône l'individualisme sur le collectif, où l'on parle d'élite au détriment de ceux qu'on appelle les incapables, il émerge une fascination pour la compétition, la gagne en écrasant l'autre, la jalousie, l'envie de ressembler à quelqu'un d'autres, l'exploit individuel... Qu'on gagne ou qu'on perd cela fait partie d'un jeu. Tout dépend qu'elle importance on donne à cette défaite ou cette victoire. Parfois il faut être content pour l'autre et se dire qu'on fera mieux la prochaine fois ou juste reconnaître que l'autre est meilleur et qu'on a fait de son mieux. Il y a parfois de belles histoire dans le sport qui sorte de cette banalité. C'est le cas de Abel Mutai et Ivan Fernandez. Abel Mutai était sur le point de terminer largement premier une course de cross country mais ce dernier regarde sa montre pensant avoir terminé la course et s'arrête. Derrière lui Ivan Fernandez le rattrape suite à cette méprise d'Abel et lui dit de continuer. Il aurait largement pu le dépasser et finir sa course en tête. Il l'a laissé terminé devant lui. Plus tard quand Ivan Fernandez fut interroger par un journaliste qui lui demande pourquoi il a laissé Abel Mutai gagner il a répondu "Quel aurait été le sens de ma médaille et les valeurs qu'on m'a transmise ? Abel a été le plus fort c'était sa course et il mérite sa victoire".
Oui parfois la victoire est ailleurs même dans un sport individuel on peut penser à l'autre et transmettre des valeurs qui vont au delà d'une victoire.
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